Michel Gérard Joseph Colucci, alias Coluche, est un humoriste français qui a su donner un ton nouveau et impertinent en s'attaquant très vite à la société contemporaine. Il est né dans le XIVe arrondissement à Paris, le 28 octobre 1944. Il meurt le 19 juin 1986, percutant à moto un camion sur une route des environs de Grasse qui le ramenait de Cannes à Opio.
Sa famille est originaire du nord de l'Italie. Sa mère est fleuriste et son père peintre en bâtiment. Ce dernier décède en 1947 à 31 ans et son épouse Simone doit élever seule ses deux enfants avec un maigre salaire.
Michel traîne sa jeunesse à Montrouge en banlieue sud où, avec ses copains, il prend goût à la musique. Les études ne le passionnent pas et ne le mènent guère plus loin que le certificat d'études primaires qu'il obtient en juin 1958.
Coluche rencontre la bande du Café de la Gare, troupe créée par Romain Bouteille en 1969 et située également dans le 14e. Il joue aux côtés de Patrick Dewaere, Henri Guybet, Miou-Miou, Gérard Depardieu, Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Gérard Jugnot, entre autres.
Son premier sketch C'est l'histoire d'un mec tourne en dérision la difficulté de raconter une histoire. Très vite, les sketches suivants lui vaudront un succès populaire qui ne se démentira plus. « Il inventait pour les années 1970 une image de pauvre urbain, bonne pâte mais court d'idées, empêtré dans les mots, raciste faute de mieux, balloté par la publicité et les jeux radiophoniques »[1]. Il revendique sa grossièreté : « Toujours grossier, jamais vulgaire ».
En novembre 1971, il crée sa propre troupe Au vrai chic parisien - Théâtre vulgaire, puis Le vrai chic parisien. Le premier spectacle s'intitule Thérèse est triste et Reiser en réalise l'affiche.
Du 15 février au 2 mars 1974, Coluche est à l'Olympia pour le spectacle Mes adieux au music-hall. Sa célèbre salopette à rayures bleues et son tee-shirt jaune font leur apparition à ce moment.
Coluche fait son apparition à la télévision le 19 mai 1974 avec L'histoire d'un mec. Son sketch apparaît entre l'intervention de Valéry Giscard d'Estaing et celle de son rival malheureux, François Mitterrand.
Du 24 avril 1974 au 24 juin 1979, il co-anime l'émission On n'est pas là pour se faire engueuler sur Europe 1.
En 1981, il anime une émission pour les premiers pas de la radio RFM de Patrick Meyer.
Plus qu'un homme qui veut faire rire, Coluche veut être un agitateur d'idées. Le 15 juin 1985, il anime avec Guy Bedos le concert de SOS Racisme place de la Concorde. De même, il organise le 25 septembre 1985 un gigantesque canular gratuit : les télévisions et la France entière peuvent assister au mariage de Coluche et de Thierry Le Luron, « pour le meilleur et pour le rire ». Une provocation avant-gardiste autour du mariage homosexuel et une parodie du très médiatisé mariage d'Yves Mourousi.
Du 8 juillet 1985 jusque mars 1986, il anime l'émission Y'en aura pour tout le monde sur Europe 1 ainsi que Coluche 1 faux sur Canal + à la même période.
Tour à tour admiré, craint, dénigré, Coluche s'est posé comme le provocateur des années 1980, osant la grossièreté, et chacune de ses apparitions télévisées était attendue avec grand plaisir. Il a su donner un nouveau visage à la télévision : plus de décontraction, les mots grossiers y étaient devenus chose courante.
Éclectique, il s'est aussi essayé au jeu de la politique puisqu'il avait lancé une campagne pour être candidat à l'élection présidentielle de 1981.
Il annonce sa candidature le 30 octobre 1980. Le 14 décembre, un sondage publié par le Journal du dimanche le crédite de 16 % des intentions de vote. Il se retire de la course le 15 mars de l'année suivante, selon lui à cause des pressions politiques.
Issu d'un milieu défavorisé (« Je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre »), il a pris conscience de grosses défaillances dans l'entraide française envers les plus démunis et a créé un organisme caritatif toujours actif aujourd'hui : les Restos du C½ur. Il est également à l'origine d'une loi (dite « Loi Coluche »), votée en 1988, qui permet à un donateur de déduire une partie de son don de ses impôts.
Sa célèbre salopette lui avait été donnée par le mouvement Emmaüs. Devenu célèbre, il renvoya l'ascenseur en remettant un chèque d'un montant élevé à l'abbé Pierre pour ce mouvement. Les deux hommes, pour utiliser une formule de Jacques Brel, « n'étaient pas du même bord, mais cherchaient le même port ».
Il lance l'idée des restos sur Europe 1 le 26 septembre 1985 en déclarant : « J'ai une petite idée comme ça, si des fois y'a des marques qui m'entendent, je ferai un peu de pub tous les jours. Si y'a des gens qui sont intéressés pour sponsorer [sic] une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire à Paris ».
Passionné de sports mécaniques, il s'est engagé sur le Paris-Dakar. Il a aussi tenté et obtenu le record du monde de vitesse du kilomètre lancé sur piste à moto, le 29 septembre 1985.
Il meurt le 19 juin 1986 à l'âge de 41 ans. Pour préparer son spectacle, il s'était établi sur la Côte-d'Azur, à côté d'Opio. Rentré de Cannes à moto avec deux amis, il a percuté un camion effectuant une man½uvre délicate sur une route sinueuse.
Le chanteur Renaud, grand ami de Coluche (Coluche était aussi le parrain de sa fille Lolita), lui a dédié une chanson quelques jours seulement après sa mort, Putain de camion.
Il est enterré au cimetière de Montrouge, dans le 14e arrondissement parisien, près de la porte d'Orléans. Mais malgré cela son humour, ses mots et sa générosité lui survivent et font de lui encore un personnage actuel.
Sa famille est originaire du nord de l'Italie. Sa mère est fleuriste et son père peintre en bâtiment. Ce dernier décède en 1947 à 31 ans et son épouse Simone doit élever seule ses deux enfants avec un maigre salaire.
Michel traîne sa jeunesse à Montrouge en banlieue sud où, avec ses copains, il prend goût à la musique. Les études ne le passionnent pas et ne le mènent guère plus loin que le certificat d'études primaires qu'il obtient en juin 1958.
Coluche rencontre la bande du Café de la Gare, troupe créée par Romain Bouteille en 1969 et située également dans le 14e. Il joue aux côtés de Patrick Dewaere, Henri Guybet, Miou-Miou, Gérard Depardieu, Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Gérard Jugnot, entre autres.
Son premier sketch C'est l'histoire d'un mec tourne en dérision la difficulté de raconter une histoire. Très vite, les sketches suivants lui vaudront un succès populaire qui ne se démentira plus. « Il inventait pour les années 1970 une image de pauvre urbain, bonne pâte mais court d'idées, empêtré dans les mots, raciste faute de mieux, balloté par la publicité et les jeux radiophoniques »[1]. Il revendique sa grossièreté : « Toujours grossier, jamais vulgaire ».
En novembre 1971, il crée sa propre troupe Au vrai chic parisien - Théâtre vulgaire, puis Le vrai chic parisien. Le premier spectacle s'intitule Thérèse est triste et Reiser en réalise l'affiche.
Du 15 février au 2 mars 1974, Coluche est à l'Olympia pour le spectacle Mes adieux au music-hall. Sa célèbre salopette à rayures bleues et son tee-shirt jaune font leur apparition à ce moment.
Coluche fait son apparition à la télévision le 19 mai 1974 avec L'histoire d'un mec. Son sketch apparaît entre l'intervention de Valéry Giscard d'Estaing et celle de son rival malheureux, François Mitterrand.
Du 24 avril 1974 au 24 juin 1979, il co-anime l'émission On n'est pas là pour se faire engueuler sur Europe 1.
En 1981, il anime une émission pour les premiers pas de la radio RFM de Patrick Meyer.
Plus qu'un homme qui veut faire rire, Coluche veut être un agitateur d'idées. Le 15 juin 1985, il anime avec Guy Bedos le concert de SOS Racisme place de la Concorde. De même, il organise le 25 septembre 1985 un gigantesque canular gratuit : les télévisions et la France entière peuvent assister au mariage de Coluche et de Thierry Le Luron, « pour le meilleur et pour le rire ». Une provocation avant-gardiste autour du mariage homosexuel et une parodie du très médiatisé mariage d'Yves Mourousi.
Du 8 juillet 1985 jusque mars 1986, il anime l'émission Y'en aura pour tout le monde sur Europe 1 ainsi que Coluche 1 faux sur Canal + à la même période.
Tour à tour admiré, craint, dénigré, Coluche s'est posé comme le provocateur des années 1980, osant la grossièreté, et chacune de ses apparitions télévisées était attendue avec grand plaisir. Il a su donner un nouveau visage à la télévision : plus de décontraction, les mots grossiers y étaient devenus chose courante.
Éclectique, il s'est aussi essayé au jeu de la politique puisqu'il avait lancé une campagne pour être candidat à l'élection présidentielle de 1981.
Il annonce sa candidature le 30 octobre 1980. Le 14 décembre, un sondage publié par le Journal du dimanche le crédite de 16 % des intentions de vote. Il se retire de la course le 15 mars de l'année suivante, selon lui à cause des pressions politiques.
Issu d'un milieu défavorisé (« Je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre »), il a pris conscience de grosses défaillances dans l'entraide française envers les plus démunis et a créé un organisme caritatif toujours actif aujourd'hui : les Restos du C½ur. Il est également à l'origine d'une loi (dite « Loi Coluche »), votée en 1988, qui permet à un donateur de déduire une partie de son don de ses impôts.
Sa célèbre salopette lui avait été donnée par le mouvement Emmaüs. Devenu célèbre, il renvoya l'ascenseur en remettant un chèque d'un montant élevé à l'abbé Pierre pour ce mouvement. Les deux hommes, pour utiliser une formule de Jacques Brel, « n'étaient pas du même bord, mais cherchaient le même port ».
Il lance l'idée des restos sur Europe 1 le 26 septembre 1985 en déclarant : « J'ai une petite idée comme ça, si des fois y'a des marques qui m'entendent, je ferai un peu de pub tous les jours. Si y'a des gens qui sont intéressés pour sponsorer [sic] une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire à Paris ».
Passionné de sports mécaniques, il s'est engagé sur le Paris-Dakar. Il a aussi tenté et obtenu le record du monde de vitesse du kilomètre lancé sur piste à moto, le 29 septembre 1985.
Il meurt le 19 juin 1986 à l'âge de 41 ans. Pour préparer son spectacle, il s'était établi sur la Côte-d'Azur, à côté d'Opio. Rentré de Cannes à moto avec deux amis, il a percuté un camion effectuant une man½uvre délicate sur une route sinueuse.
Le chanteur Renaud, grand ami de Coluche (Coluche était aussi le parrain de sa fille Lolita), lui a dédié une chanson quelques jours seulement après sa mort, Putain de camion.
Il est enterré au cimetière de Montrouge, dans le 14e arrondissement parisien, près de la porte d'Orléans. Mais malgré cela son humour, ses mots et sa générosité lui survivent et font de lui encore un personnage actuel.

